Les pillocks, leur vies, leurs oeuvres

Tandis que les festivités populaires délirantes entourant la semaine de la langue française battent leur plein, sort sur les écrans de France un intéressant film d'épouvante uruguayen d'origine, qui a le mérite d'offrir une performance cinématographique : c'est un seul et unique plan-séquence, tourné avec un téléphone, et se passant pour l'essentiel dans l'obscurité. Ca s'appelle La Casa muda, ce que les distributeurs ont finement traduits en français par The Silent house...
On m'a signalé un autre film, sorti la semaine dernière, une co-production franco-portugaise navigant à la confluence du cyberpunk et du cinéma expérimental, que son auteur François-Jacques Ossang a du jugé signifiant de le baptiser Dharma guns. En traduisant le film Threads la semaine dernière j'ai appris un mot rigolo qui semble être volontiers employé dans le Nord de l'Angleterre, "pillock", en somme l'équivalent du "couillon" du Sud de la France. Un couillon qui parle anglais, c'est donc un pillock. Ce mot-là je l'adopte sans hésitation, et je sens qu'il va me faire de l'usage.